
Notre histoire
Suivez jour après jour les événements marquants de la Grande Guerre de 14-18 dans la région de Comines-Warneton, incluant les entités de Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton.
Pourquoi
War1418Krieg.be ?
La région de Comines-Warneton, comprenant Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton, est pratiquement coupée en deux dès le début du conflit de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les forces allemandes ; de l’autre, les Alliés, incluant Anglais, Australiens, Néo-Zélandais, et bien d’autres. Entre les deux, la population locale tente de survivre au milieu des combats, essayant de protéger leurs vies et leurs habitations.
Le logo du site se compose du mot « War » en bleu d’un côté, et du mot « Krieg » en rouge de l’autre, avec « 1418 » entre les deux. Ce design symbolise parfaitement la situation : la guerre se trouvait au cœur des troupes, tout comme la région de Comines-Warneton se trouvait au centre du conflit. Un symbole puissant et évocateur.
Un devoir de mémoire pour se souvenir de …
A l’appel toutes les semaines

Il fait un froid très vif ; la gelée persiste sous un vent de nord-est.
Toute la journée se déroule un mouvement continu de troupes : départ du 64e régiment, cantonné côté français, et arrivée du 242e régiment saxon, déjà présent en juillet.
A lieu aujourd’hui l’appel des hommes de quarante à cinquante ans. Parmi eux figurent les deux vicaires ainsi que l’abbé Plovier. Les vicaires doivent désormais se présenter chaque semaine à cet appel que les Allemands nomment le « contrôle ». Depuis longtemps déjà, les civils y sont soumis ; à une certaine période, l’obligation aurait même concerné les hommes jusqu’à soixante ans. Le curé, toutefois, n’y fut jamais convoqué.
Dans l’après-midi, la neige tombe en bourrasques et finit par tenir au sol. Vers 15 h 30, six obus passent en direction de Wervicq, sans que l’on entende leur éclatement. Le matin, un enterrement venu de Belgique voit passer sept grands cercueils ; l’après-midi, neuf autres cortèges ont lieu côté français.
Le beurre se vend 10 marks, soit 12,50 francs, auxquels s’ajoutent 10 à 12 % de change, portant le prix à environ 13,75 à 14 francs. La Ville a pu se procurer 1 500 kg de pommes de terre distribués à une partie de la population — par tirage au sort des lettres de l’alphabet — à raison d’un kilo par personne au prix de 0,10 franc le kilo. On espère de nouveaux arrivages. Le bourgmestre n’ayant pu se rendre ni à Kortrijk ni à Wervicq depuis six semaines, les vivres du Comité hispano-américain arrivent difficilement ; de plus, le charbon manque totalement.
L’artillerie anglaise poursuit l’installation de pièces marines de très gros calibre. À Dikkebus, un second monstre, mobilisant près d’une centaine d’hommes, est positionné dans la cour d’une ferme. Il s’agirait d’un canon de 380 mm : ses roues mesurent deux mètres de diamètre pour quatre-vingts centimètres de largeur, et trois tracteurs sont nécessaires pour le déplacer. Lors des premiers tirs, les vitres des habitations voisines volent en éclats ; selon certaines informations, les coups seraient dirigés vers le canal Comines–Ypres.
Pas si simple d’utiliser des pièces de ce calibre, comme le montre le petit film ci-après.
Sources :
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À bientôt pour de petites nouvelles du front…
Amitiés,
Guy et Paul
