
Notre histoire
Suivez jour après jour les événements marquants de la Grande Guerre de 14-18 dans la région de Comines-Warneton, incluant les entités de Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton.
Pourquoi
War1418Krieg.be ?
La région de Comines-Warneton, comprenant Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton, est pratiquement coupée en deux dès le début du conflit de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les forces allemandes ; de l’autre, les Alliés, incluant Anglais, Australiens, Néo-Zélandais, et bien d’autres. Entre les deux, la population locale tente de survivre au milieu des combats, essayant de protéger leurs vies et leurs habitations.
Le logo du site se compose du mot « War » en bleu d’un côté, et du mot « Krieg » en rouge de l’autre, avec « 1418 » entre les deux. Ce design symbolise parfaitement la situation : la guerre se trouvait au cœur des troupes, tout comme la région de Comines-Warneton se trouvait au centre du conflit. Un symbole puissant et évocateur.
Un devoir de mémoire pour se souvenir de …
Réquisition du cuivre

Pour la première fois, l’occupant réquisitionne le cuivre. Aussitôt, chacun s’empresse de mettre à l’abri ce qu’il peut. C’est d’ailleurs le conseil que nous donne un ordonnance, Auguste Groze, de l’Ostpreußen. Lui-même affirme avoir caché de nombreux objets chez lui avant de quitter sa région, car là-bas aussi, les Allemands procédaient à des réquisitions.
À la brasserie Dumortier, sont notamment réquisitionnés :
- une chaudière à lessive d’environ 150 litres ;
- un entonnoir en étain ;
- un plateau de balance pèse-bébé ;
- des barres d’escalier en fer avec revêtement en cuivre ;
- des tringles de brise-bise ;
- un grand vase, objet d’art signé, d’une valeur estimée à 150 francs ;
- une garniture de cheminée en cuivre artistique, composée de trois pièces, d’une valeur de 225 francs ;
- des casseroles et une bouilloire, pourtant indispensables ;
- une marmite, des garnitures et divers objets ;
- ainsi que différents bibelots et autres objets en cuivre.
À Comines France, Madame Magdeleine Hassebroucq tient elle aussi un journal de guerre, à l’image de son fils Alphonse. Très croyante, elle consacre une grande partie de son temps à la paroisse et vient en aide à la population la plus démunie.
En revenant du salut, elle rencontre une dame de Quesnoy, Mme Verstraete, dont le fils, âgé de seulement 16 ans, vient d’être conduit en prison. Son « crime » : avoir donné une tartine à un prisonnier russe qui passait.
Le jeune garçon est pourtant gravement atteint d’ostéite et souffre d’abcès au bras, qui nécessitent des soins et des pansements quotidiens.
Une simple tartine devient ainsi, sous l’occupation, un acte passible de prison : un nouvel exemple de la dureté des règles imposées à la population civile.
Même le pain devient une arme de guerre, comme l’illustre cette affiche de propagande britannique : « Ne gaspillez pas le pain ! Économisez deux tranches épaisses par jour et vous vaincrez un sous-marin allemand. »

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À travers ce message, chaque geste du quotidien est présenté comme une contribution directe à l’effort de guerre. Économiser le pain, c’est aider les soldats au front et participer, à sa manière, à la victoire.
Dans ce contexte, donner du pain à l’ennemi pouvait alors être considéré comme bien plus qu’un simple geste de compassion : aux yeux de l’occupant, cela pouvait devenir un acte de solidarité avec l’ennemi, voire un signe de trahison. C’est ce que rappelle tragiquement l’arrestation du jeune garçon de 16 ans évoquée plus haut, coupable d’avoir simplement donné une tartine à un prisonnier russe.
Sources :
Référence :
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À bientôt pour de petites nouvelles du front…
Amitiés,
Guy et Paul
