
Notre histoire
Suivez jour après jour les événements marquants de la Grande Guerre de 14-18 dans la région de Comines-Warneton, incluant les entités de Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton.
Pourquoi
War1418Krieg.be ?
La région de Comines-Warneton, comprenant Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton, est pratiquement coupée en deux dès le début du conflit de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les forces allemandes ; de l’autre, les Alliés, incluant Anglais, Australiens, Néo-Zélandais, et bien d’autres. Entre les deux, la population locale tente de survivre au milieu des combats, essayant de protéger leurs vies et leurs habitations.
Le logo du site se compose du mot « War » en bleu d’un côté, et du mot « Krieg » en rouge de l’autre, avec « 1418 » entre les deux. Ce design symbolise parfaitement la situation : la guerre se trouvait au cœur des troupes, tout comme la région de Comines-Warneton se trouvait au centre du conflit. Un symbole puissant et évocateur.
Un devoir de mémoire pour se souvenir de …
2 Kg de pommes de terre.

Le bourgmestre se rend à Courtrai, de même que Lécluse, chargé de s’approvisionner en charbon. La situation matérielle de la population reste difficile mais encore organisée : chacun reçoit aujourd’hui 2 kg de pommes de terre au prix de 0,15 franc le kilo, et, assez régulièrement, 250 grammes de saindoux.
La viande se fait de plus en plus rare ; certaines semaines, elle disparaît presque totalement. Le beurre, dont on ne consomme plus depuis trois mois, atteint des prix exorbitants, entre 13 et 15 francs. Le café se vend 7,50 francs, le fromage 7 francs, et le lait Nestlé 2,50 francs — alors qu’il est encore plus cher à Lille, où il atteint 3 francs.
Dans cette ville, la famine semble désormais imminente : les magasins ferment faute de marchandises. Roubaix et Tourcoing souffrent également beaucoup. L’impuissance est totale pour venir en aide aux proches restés là-bas : non seulement les denrées disponibles à Comines sont déjà strictement rationnées, mais les communications avec la France sont devenues pratiquement impossibles, et les nouvelles en provenance de Tourcoing sont rares.
Les autorités allemandes ont rétabli une forme de douane. Aux ponts, une ou deux sentinelles supplémentaires contrôlent désormais les passages. Tous les paquets sont fouillés, et même les personnes sont soumises à des inspections. Toute personne surprise en possession de vivres est conduite à la Kommandantur du lieu d’origine de la marchandise : celle-ci est confisquée et le contrevenant doit décliner son identité. En cas de récidive, une sanction est prévue.
Les passeports sont accordés avec un peu plus de facilité aux marchands souhaitant se rendre à Wervicq-Sud : quatre noms sont autorisés chaque semaine, chaque marchand étant accompagné d’un soldat chargé de ne pas le quitter. Il n’est pas rare de voir arriver à Comines des habitants des environs, comme Dumont de Wervicq ou Roussel de Ten-Brielen, étroitement surveillés par leur escorte.
Sur le front, le 6th Royal Scots Fusiliers repart en ligne. Son chef, profondément éprouvé, laisse transparaître son état moral dans une lettre adressée à son épouse après un nouvel accrochage avec le Infanterie-Regiment Nr. 134, près du bois du Gheer. Il y décrit une scène où, parcourant les tranchées, il voit les obus se rapprocher progressivement jusqu’à frapper le couvent du Gheer, soulevant fumée et panique parmi les soldats. Lui-même reste impassible, allant jusqu’à évoquer, avec une sombre lucidité, la possibilité d’une fin qui mettrait un terme à ses tourments, révélant ainsi la lassitude profonde et le désenchantement qui gagnent certains officiers après des mois de guerre.

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Amitiés,
Guy et Paul
