
Notre histoire
Suivez jour après jour les événements marquants de la Grande Guerre de 14-18 dans la région de Comines-Warneton, incluant les entités de Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton.
Pourquoi
War1418Krieg.be ?
La région de Comines-Warneton, comprenant Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert et Warneton, est pratiquement coupée en deux dès le début du conflit de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les forces allemandes ; de l’autre, les Alliés, incluant Anglais, Australiens, Néo-Zélandais, et bien d’autres. Entre les deux, la population locale tente de survivre au milieu des combats, essayant de protéger leurs vies et leurs habitations.
Le logo du site se compose du mot « War » en bleu d’un côté, et du mot « Krieg » en rouge de l’autre, avec « 1418 » entre les deux. Ce design symbolise parfaitement la situation : la guerre se trouvait au cœur des troupes, tout comme la région de Comines-Warneton se trouvait au centre du conflit. Un symbole puissant et évocateur.
Un devoir de mémoire pour se souvenir de …
On démonte la brasserie.

À 7 h, six soldats sont arrivés à la brasserie Dumortier pour démonter les cuivres (chaudières, tuyaux, robinets, etc.), sous prétexte que l’établissement est en non-activité. Le travail de démolition et de découpe des chaudières et des tuyaux commence aussitôt. Quelle besogne ! Le travail de toute une vie qu’il faut voir détruire !
Henry Dumortier tente de faire remarquer :
- que, le 19 mai 1915, le IIe corps d’armée bavarois a pris possession de l’usine, alors que celle-ci était en pleine activité à cette date et que toutes les matières premières ont été réquisitionnées, moyennant un bon ;
- que, lors du départ des Bavarois, il avait fait une demande écrite, le 21 décembre 1915, à la Commandantur saxonne, pour rentrer en possession de son établissement et qu’après plusieurs démarches, il lui avait été répondu que la brasserie continuerait à fonctionner pour les soldats ;
- que, depuis cette date du 21 décembre 1915, aucune indemnité n’est versée pour la mise à disposition de l’établissement, dont les appareils nécessaires servent à la fabrication militaire de limonades.
Par ce qui précède, Henry tente de prouver que si la brasserie est considérée comme inactive, c’est bien parce qu’il a été interdit d’y faire quoi que ce soit.
De plus, il tente aussi de défendre ses intérêts en envoyant une lettre à l’ambassadeur des États-Unis à Bruxelles. Il essaye, avec l’énergie du désespoir, de faire valoir que l’un des associés de la firme « Omer Dumortier et fils » est sujet américain et que ses intérêts, qui sont neutres, sont toujours placés dans la brasserie.
En effet, Pierre Dumortier, émigré en 1909 aux États-Unis, avait acquis la nationalité américaine. Pierre était revenu à Comines le 20 mai 1914 pour un congé qui devait se terminer en août, mais, à l’issue de celui-ci, il n’avait pu repartir pour les États-Unis en raison de la guerre. À Comines, il pouvait circuler assez librement.
Pierre tente de prendre la défense de l’entreprise, affirmant qu’étant associé dans la société, il était directement concerné.

À Comines France, pluie d’obus de 28 jusqu’au matin, 8 h. En ville, on estime la direction du vent ; pourvu qu’il soit bon et que les Anglais n’envoient pas de gaz.
Sources :
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À bientôt pour de petites nouvelles du front…
Amitiés,
Guy et Paul
